vendredi 24 septembre 2010

Bande à part











"Tu as l'air démodé avec ta coiffure.
"

"Bon. Puisque personne n'a rien à dire on pourrait peut-être faire une minute de silence."

Cette fois, c'est le moment d'ouvrir une deuxième parenthèse et de décrire les sentiments des personnages.
Arthur regarde sans arrêt ses pieds, mais il pense à la bouche d'Odile, à ses baisers romantiques.
Odile se demande si les deux garçons ont remarqués ses deux seins, qui remuent à chaque pas sous son chandail.
Franz pense à tout et à rien. Il ne sait pas si le monde qui est en train de devenir rêve, ou le rêve qui est en train de devenir monde.

C'est sous les ciels de cristal qu'Arthur, Odile et Franz traversèrent des ponts suspendus sur des fleuves impassibles. Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Un goût de cendre volait dans l'air.


Bande à Part, Jean-Luc Godard, 1964

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